ET DES Y'A QU'À…A DES CAHIERS !…
…D'ÉVOCATION…
Nous vous avons déjà parlé du cahier d'évocation (dans
le n°2), cet outil mis au point par Béatrice Glickmann,
formatrice en Gestion Mentale et présidente d'Initiative & Formation Paris
Ouest.
Voici quelques précisions sur cette invention.
A quel public est-il destiné ?
Le cahier d'évocation s'adresse à des jeunes chez qui
l'écrit est installé.
Cela renvoie à la question : à quel âge nous
sentons-nous à l'aise avec l'écrit – et l'écriture ?...
La vitesse d'écriture habituelle d'un élève de 5ème
(vers 12-13 ans) interdit pour ces âges-là l'usage du cahier d'évocation tel
que nous le concevons.
Même en 4ème (vers 13-14 ans), si nous
gagnons en dextérité, l'écriture bénéficie encore d'un statut magistral. Ce
n'est qu'à partir de la 3ème (vers 14-15 ans), que les réticences,
par exemple à écrire en abrégé, commencent vraiment à être surmontées. Signe
que l'écriture n'est plus une fin en soi mais devient un moyen.
Pour la 3ème, la perspective d'une épreuve
de fin d'années (le brevet des collèges), contribue à sa mesure à l'usage possible
du cahier. Mais insistons sur le cas par cas : à chacun sa méthode de travail !
En résumé, nous dirons donc qu'avant la classe de 3ème,
l'usage du cahier d'évocation est prématuré.
Il colle bien mieux à la réalité du lycéen.
Comment s'en servir ?
L'élève choisit un cours cible, où il essaiera d'être
plus attentif (notamment en faisant exister le cours dans sa tête),
expérimentera et mettra en pratique ce qu'il a pu découvrir sur ses stratégies
mentales d'apprentissage. Ce cours cible peut être par exemple le cours où il
décide de remonter ses notes en priorité, ou asseoir son niveau.
Le soir, arrivé chez lui, quand
l'élève a décidé de travailler, il consacrera 15 min à retrouver les souvenirs
fabriqués pendant le cours cible. Il note (par écrit) ce qui lui revient afin
de le comparer, ensuite (une fois cet accueil des souvenirs effectué), au document
"officiel" (le cahier ou classe où se trouve la leçon, l'exercice, le
TP…).
Une fois cette 1ère
étape accomplie, il ouvre son cahier de cours et vérifie que ce qu'il a retrouvé
est bien conforme au cours. Il écrit alors ce qui lui manque en vert, et
corrige ce qu'il avait écrit d'incorrect sur son cahier d'évocation en rouge.
Le but de la manœuvre est d'arriver à "ni vert ni
rouge" : on aura alors optimiser l'attention.
S'il souhaite vérifier qu'il a désormais bien en tête
le cours, il peut recommencer de la même manière.
La tenue d'un cahier
d'évocation permet de ne se faire aucune illusion sur ses propres souvenirs du
cours.
Par ailleurs, cela permet
d'observer si apparaissent certaines régularités. Par exemple, on oublie
systématiquement les schémas, ou bien les définitions, ce sont toujours sur les
verbes où on se trompe, etc.
Cela peut donner des
indices précieux sur les points à travailler, là "où ça coïnce". Et pourquoi pas d'essayer de trouver quelle
tactique serait la plus appropriée pour surmonter ces
obstacles mieux identifiés.
Insistons avant de clore qu'une
heure de cours où on n'a fait QUE des exercices est aussi un cours cible ! Il
n'y a pas que les leçons (ou la théorie) où nous devons faire travailler notre
tête !
…OU DE BORD, DE SUIVI…
Et pour les plus jeunes, ou
bien pour les moins motivés des "grands" ?... Pourquoi ne pas
proposer d'autres cahiers ?
Plusieurs parents m'ont
raconté que face à leur enfant en "décrochage" scolaire, ils lui ont
proposé d'écrire, sur un cahier à part, quelque chose de leur journée d'école :
une anecdote, un moment de vie, un truc qui les a intéressé… L'enfant est alors
inviter à évoquer : il travaille donc de tête avant de mettre quelques
mots sur ce cahier de bord ! (de bords… pour éviter
les débordements ?...)
Rien n'empêche non plus de
dessiner ou schématiser au lieu d'écrire (ou même panacher les deux).
Nous pouvons également
expérimenter un cahier de suivi, où l'on marquerait les cours du jour avec leurs
contenus de façon sommaire.
Vos expérimentations,
témoignages et réactions sont attendus…
F.C.R.R.